• Réserve naturelle de l'étang de Biguglia, sentier du Tombulu Biancu.

     

    La physionomie du site est bien particulière et elle fait toute la spécificité du lieu. C'est en prenant de l'altitude (des hauteurs de Bastia ou du col de Teghime) qu'elle s'observe le mieux : d'un côté, la mer Tyrrhénienne, de l'autre, l'étang de Biguglia ; au milieu, un cordon littoral de moins d'1 km de large -le lido de la Marana- sépare l'une de l'autre, tandis qu'un grau les fait communiquer au niveau de la plage de l'Arinella. Et ce chenal rend saumâtres les eaux de l'étang de Biguglia.

     

    Pas bien grand (1450 ha), pas bien large (maxi 2,5 km -sur 11 km de long), pas bien profond (1 m en moyenne), l'étang de Biguglia se situe à proximité de Bastia, sur les communes de Furiani, Borgo et Lucciana. Implanté sur un site classé réserve naturelle, c'est un plan d'eau lagunaire d'un intérêt écologique majeur où de nombreux oiseaux nichent, hivernent ou font halte avant de migrer vers le sud. 

     

    Sur la presqu'île de San Damiano, un étroit sentier de promenade conduit à travers pins, eucalyptus, tamaris et chênes-lièges jusqu'aux berges de l'étang et rejoint un observatoire en bois d'où l'on peut guetter en toute discrétion l'avifaune (flamants roses, grèbes, hérons, cormorans, aigrettes, fuligules, foulques, avocettes, courlis...) cachée dans les vasières et les roselières. Une balade courte, reposante, au plus près de la nature.

     

    Au départ, le sentier du Tombulu Biancu mène à une table d'orientation.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    La table d'orientation permet de parfaitement visualiser la configuration bien particulière du site : la mer Tyrrhénienne, le cordon littoral du lido de la Marana, l'étang de Biguglia -avec au centre la presqu'île de San Damiano- les communes riveraines de l'étang, puis les montagnes en arrière-plan.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Long de moins de 2 km, le sentier balisé mène à travers différentes essences d'arbres, essentiellement tamaris, pins, eucalyptus et chênes-lièges, jusqu'aux berges de l'étang.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

      

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Il n'y a pas que des oiseaux. Ça grouille aussi d'insectes, comme ce coléoptère d'un beau vert métallique : un œdémère noble. Ici un mâle, qui se reconnaît à ses cuisses hypertrophiées (beaucoup plus fluettes chez la femelle). 

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

      

    Le sentier longe les berges, au plus près de l'étang. 

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Acquis par le département de Haute-Corse en 1988 et classé réserve naturelle et zone Natura 2000, l'étang de Biguglia est soumis à une forte pression humaine en raison de la proximité de l'agglomération bastiaise, mais aussi de l'implantation d'un complexe touristique sur le lido de la Marana (camping de San Damiano et hôtels).

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Épaisse, boursouflée, crevassée, l'écorce du chêne-liège possède un capacité de régénération exceptionnelle. Elle est recherchée pour la fabrication de bouchons (quoique de plus en plus remplacés par des bouchons synthétiques) et en bioconstruction.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Seuls 20 % de la surface de l'étang sont autorisés à la pêche (anguilles, loups, mulets...), une pêche règlementée, réservée aux professionnels.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

      

    Marqueur de l'eutrophisation des eaux, par endroits, l'ulve (ou laitue de mer) recouvre l'étang d'un tapis jaune.  

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     

    Point de vue sur l'étang depuis l'observatoire en bois.

    Corse, la réserve naturelle de l'étang de Biguglia

     (Photos prises le 5 juin 2021)


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  • Vescovato/Venzolasca... En Casinca, sur la D237, promenade parmi les morts.

     

    A l'écart du déferlement touristique d'une grande partie de la Corse en haute saison, la Casinca est une micro-région relativement peu fréquentée, située au nord de la Castagniccia, entre les fleuves Golo et Fium'Alto. Montagneuse dans sa partie ouest, elle abrite 7 pittoresques villages (Castellare di Casinca, Loreto di Casinca, Penta di Casinca, Porri, Sorbo Ocagnano, Venzolasca et Vescovato) perchés au-dessus d'une vaste plaine centrale où s'épanouissent oliviers, vigne et agrumes, véritable jardin descendant en terrasses ensoleillées jusqu'à la mer Tyrrhénienne. 

     

    Vescovato et Venzolasca sont distants d'environ 2 km. La curiosité est que la route menant de l'un à l'autre n'est qu'une succession de tombeaux, chapelles, mausolées, monuments funéraires plus ou moins opulents, plus ou moins ostentatoires. Illustration de la réussite sociale des grandes familles de l'île, comme souvent en Corse, les belles sépultures se trouvent aussi en dehors des cimetières. Un art funéraire remarquable. 

     

    Promenade insolite sur cette route des morts. 

     

     

    Vescovato/Venzolasca,

     

    Impact... Bienvenue ??!!

      Vescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveauxVescovato/Venzolasca... sur la D237, balade entre les caveaux         Vescovato/Venzolasca,

     

    Nichées dans la montagne, les hautes maisons du village de Vescovato. 

     Vescovato/Venzolasca,

      

      Néflier dans un jardin. Malgré leur belle teinte orangée, les nèfles ne sont pas prêtes à être dégustées. C'est un fruit qui se mange blet.

    Vescovato/Venzolasca,

     

      En quittant Vescovato, direction Venzolasca. De chaque côté de la route, succession de tombeaux, chapelles et mausolées.

      Vescovato/Venzolasca,

     

    Vescovato/Venzolasca,

      

    Vescovato/Venzolasca,

     

    Vescovato/Venzolasca,

     

     

    Vescovato/Venzolasca,

     

     

    Vescovato/Venzolasca,

      

    Vescovato/Venzolasca,

     

    Sur la droite, la ferme-auberge "U Fragnu"... avec la plaine pour horizon. 

    Vescovato/Venzolasca,

      

    Située un peu avant l'entrée du village de Venzolasca, "U Fragnu", la ferme-auberge de François Garelli.                                                          On y mange un menu typiquement corse, concocté maison : soupe au chou, haricots et lard, charcuterie, beignets de bruccio, storzapreti, veau corse, flan à la châtaigne. Huuumm, délicieusement roboratif !!

    Vescovato/Venzolasca,

     

     Arrivée à Venzolasca

    Vescovato/Venzolasca,

     

     A l'intérieur du village, le panorama sur la forêt de châtaigniers et la plaine est grandiose.

    Vescovato/Venzolasca,

     

    Aperçu à Venzolasca en bordure de route : cadenas corse...  

    Vescovato/Venzolasca,

     (Photos prises le 5 juin 2021) 


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  • Nonza... de haut en bas.

     

    Situé sur la côte occidentale du Cap Corse, à mi-chemin entre les marines d'Albo et de Negru, il est un village perché en nid d'aigle au-dessus d'une plage... lunaire. Nonza, 320 m de dénivelé.

     

    Vue sur le village de Nonza tel qu'il se découvre depuis la D80, en arrivant par le nord après la marine d'Albo. Bien visible, la longue plage de sable gris-noir. Au loin, la Tour Paolina, perchée au sommet du Monte, et les murs roses de l'église Santa-Ghjulia.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

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     Nonza, par le haut  

     

     Entrée nord du village, sur la D80.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Position vertigineuse... Perchée sur son piton rocheux à 167 m d'altitude, la Tour Paolina domine le paysage (vue de la route côté nord, à l'entrée du village).

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

        

    La Tour Paolina vue de la route côté sud, à la sortie du village.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Murs roses et toit de lauzes : Santa-Ghjulia, blottie dans son écrin de verdure entre les hautes maisons de Nonza. C'est en montant vers la tour qu'on a la plus jolie vue sur l'église.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Intérieur de l'église. Sculptée en marbre blanc, sainte Julie trône au sommet du maître-autel. Derrière l'autel, un grand tableau représente la sainte crucifiée. Sa légende parle de seins coupés qui aurait fait jaillir une fontaine.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Statue de sainte Lucie.                                                                                                                                                                                                              Très populaire en Corse, où elle est  représentée dans de nombreuses églises, Lucie a aussi sa légende. Fervente chrétienne en temps de persécutions, la sainte se serait arraché les yeux pour prouver son amour à son fiancé. Mais d'autres versions existent. Supplices et autres joyeusetés...

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Servis sur un plateau...

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Érigée en 1760 sur ordre de Pascal Paoli -et donc postérieure à l'occupation génoise- la Tour Paolina (forme carrée, terrasse crénelée garnie d'échauguettes) diffère des autres tours de guet encore visibles sur le littoral corse. Juchée au sommet du Monte, elle offre un magnifique belvédère à 360°. 

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Curiosité tout là-haut sur le site de la tour, ce "tafone" (trouée en forme d'œil) creusé par l'érosion dans les rochers de schiste. Un point de vue insolite pour lire les mots doux écrits en galets blancs sur la plage, une centaine de mètres en contrebas.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Au-dessus de la route sinuant à travers la montagne, on aperçoit au loin une sorte de langue grise (cerclée en rouge ci-dessous). Il s'agit d'une ancienne carrière... d'amiante. Car, oui, l'explication de l'étonnante teinte lunaire qu'arbore la plage de Nonza, c'est bien cela : l'amiante !!

    Nonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en basNonza... de haut en bas

      Nonza... de haut en bas

     

    Ourlée sur toute sa longueur d'une vague blanche... Le contraste de couleurs est saisissant !! Mais derrière l'exotique beauté du paysage se cache une réalité plus inquiétante : la plage de Nonza résulte en fait de l'activité, au XXe siècle, d'une usine d'extraction d'amiante (le plus grand gisement français) sur la commune de Canari, à une quinzaine de km au nord. L'usine a fermé en 1965, après avoir rejeté des décennies durant ses déchets d'exploitation à la mer.

     

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    Nonza, par le bas 

     

    Nonza, c'est sportif... Il y a les 114 marches de grimpette jusqu'à la tour... Il y a aussi les 540 marches de descente jusqu'à la plage de sable noir, en passant par la fontaine Sainte-Julie !!

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Des marches en pierre de hauteur inégale, pavées ou non... Descendre, ça va encore. Mais quand il faut tout remonter sous un soleil de plomb... Cependant la beauté de la balade vaut bien ce petit effort.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    La descente se fait au milieu d'anciens jardins en terrasses séparés par des murets de pierres sèches. On y cultivait autrefois des cédratiers. L'occasion de plonger dans l'histoire agricole de Nonza, milieu XIXe siècle, à une époque où le cédrat (gros citron verruqueux à chair verte), exporté par centaines de tonnes sur le continent, vivait son âge d'or dans le Cap Corse.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

      

    La fontaine Sainte-Julie. Pas franchement remarquable, elle n'a d'intérêt que par sa légende, liée au martyre de la sainte.

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Au fur et à mesure de la descente, la plage se rapproche.                                                                                                                                        Eaux bleues, sable noir, un voilier au mouillage, personne... Le point de vue est superbe !!

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Dessinée en galets blancs, Sainte Julie apparaît dans son jupon de Mer... 

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

     Arrivée sur une plage... absolument déserte !! La perspective de la remontée en décourage plus d'un...

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Les galets noirs de la plage de Nonza.

    Nonza... de haut en bas

     

    Sainte-Julie dans son jupon de Mer. Réalisée au cours de l'hiver 2014/2015 par Florence Arrighi... une œuvre éphémère que l'artiste sait "vouée tôt ou tard à la dissolution". 

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

     

    Reste plus qu'à remonter...

    Nonza, fontaine Sainte-Julie

      (Photos prises les 5/10/2020 et 3/06/2021)


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  • Dans les montagnes du Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato.

     

    Entre Cap Corse et Balagne, le Nebbio, dans sa frange littorale, a pour emblème la très touristique station de Saint-Florent, tandis que l'intérieur, plus sauvage, se caractérise par une multitude de petits villages pittoresques accrochés à flanc de montagne. Terre de viticulture du côté de Patrimonio, cette micro-région naturelle de Haute-Corse abrite en son centre une vaste plaine particulièrement fertile, justement baptisée "Conca d'Oro" (conque d'or).

     

    Village perché du Nebbio, Sorio ne compte guère qu'une centaine d'âmes à l'année. J'aime le charme de ses ruelles en escaliers et monter à travers le maquis jusqu'à la petite chapelle Saint-Antoine et la table d'orientation. De là-haut, le panorama sur les crêtes montagneuses est superbe !! Tout près de Sorio, l'église San-Michele di Murato, surprenante avec ses murs polychromes, évoque une page de l'histoire où la Corse était sous occupation pisane... A voir, absolument. 

     

    Paysage du Nebbio : sur les hauteurs de Sorio, un pagliaghju et son olivier. 

    Dans le Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

      

    Témoins de traditions pastorales en voie de disparition, les pagliaghji sont de petites constructions rudimentaires en pierres sèches autrefois utilisées comme abri par les bergers corses sur les chemins de transhumance. On y entreposait aussi la paille, d'où le nom. Disséminés dans les collines et les plaines agricoles, bien qu'à l'état de ruines pour la plupart (comme celui-ci, avec son toit de lauzes en encorbellement), ils composent dans leur environnement naturel de très jolies photos.

    Dans le Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

     

    Croix et table d'orientation sur les hauteurs de Sorio, à proximité de la chapelle Saint-Antoine.

     Dans le Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

     

    Dans le Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

     

    Les petits villages du Nebbio.                                                                                                                                                                                                Vue sur le village de Sorio et le clocher de l'église San-Filippu-Neri. Au loin sur la droite, le village de Pieve. 

    Dans le Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

     

    A proximité de l'église San-Filippu-Neri se trouve une grosse maison carrée aux murs jaunes. Propriété de la famille Solier, c'est ici qu'a commencé l'histoire du roquefort, 1er fromage à avoir obtenu une appellation d'origine, en 1925. Si l'affinage doit obligatoirement avoir lieu sur place, à Roquefort, la collecte du lait des brebis de race lacaune est beaucoup plus large, dont en Corse. Au début du XXe siècle, Henri Solier, Aveyronnais installé à Sorio, tirait un lait de première qualité de ses brebis, lait avec lequel il fabriquait le fameux fromage, devenu AOP. Il envoyait ensuite sa production vers Roquefort, dans l'Aveyron, où le fromage était affiné.                                    Je revois sa fille, Rirette, sur la terrasse de la grande maison jaune, me raconter avec fierté, photos à l'appui, cette belle histoire familiale. Pensée émue pour elle, qui nous a quittés en 2013... 

    Dans la montagne du Nebbio : Sorio et San-Michele di Murato

     

    A une dizaine de km de Sorio, passés les villages de Pieve puis Rapale, via la D62, se trouve la petite église de San-Michele-di-Murato. Posée au milieu d'un enclos gazonné à 475 m d'altitude, elle offre une superbe vue circulaire portant loin sur le golfe de Saint-Florent, le désert des Agriates et les sommets arrondis des montagnes du Nebbio.

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Édifiée au XIIe siècle, l'église San-Michele-di-Murato, avec son clocher-porche à colonnes (ajouté au XIXe siècle) et sa toiture de lauzes, est un remarquable exemple d'architecture pisane en terre corse. Mais ce qui la rend reconnaissable au premier coup d'œil, ce sont ses murs bicolores en serpentine et calcaire, qui la recouvrent d'un habillage atypique façon damier. 

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Une frise composée de petites arcades à base sculptée court en hauteur le long des murs latéraux. 

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

      

     A la retombée de chaque arcade se trouve une figure sculptée. Un décor naïf au symbolisme pas toujours facile à interpréter...

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Classée MH en 1875, l'église San-Michele-di-Murato a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration, la plus récente, en 2010.  Isolée sur son promontoire au milieu des montagnes du Nebbio, elle est survolée par de nombreux milans royaux.

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Abside en cul-de-four. Édifice de plan allongé, vue de l'abside, l'église semble au contraire ramassée sur elle-même.

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     

    Un milan royal... Je sais, pas top la photo, mais c'est tout ce que j'ai réussi à avoir. On ne se moque pas...                                                        Rapace de taille moyenne, bien que classé comme espèce vulnérable par l'UICN, le milan royal, facilement identifiable avec ses ailes et sa queue échancrées, est relativement abondant dans le ciel corse, et notamment dans le Nebbio, où il plane et virevolte, souvent en couple, au-dessus des terrains ouverts, à la recherche de nourriture. 

    Dans le Nebbio : San-Michele di Murato, église pisane en Corse

     (Photos prises le 31 mai 2021)

     


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  • L'Ile-Rousse, parc de Saleccia.

     

    Situé tout près de la mer, aux portes de l'Ile-Rousse, le parc de Saleccia est un harmonieux jardin paysager consacré, sur 7 ha, à la végétation méditerranéenne. Ancien domaine agricole dédié depuis le XVIIIe siècle à la culture de l'olivier, son histoire se confond avec l'histoire agricole de la Balagne.

     

    Il s'agit d'un jardin privé, propriété des Demoustier depuis des décennies. En 1974, le violent incendie qui ravagea les oliveraies de Balagne consuma aussi la quasi totalité des oliviers plantés à l'emplacement de l'actuel parc. A force de travail, nettoyant, replantant, Bruno Demoustier, ingénieur horticole et paysagiste, fit renaître le domaine de ses cendres. Des années de volonté tenace à revaloriser le lieu tout en le protégeant des incendies. Ainsi naquit le parc de Saleccia, œuvre d'une vie pour embellir et préserver cette terre reçue en héritage.

     

    Certains se plaindront du prix élevé du billet d'entrée (9,50 € tarif adulte). Un peu cher, c'est vrai, mais il faut prendre en compte le travail que représente l'entretien du parc. Et considérer que sans l'investissement familial -ayant abouti au classement du domaine- ce bout de Corse serait sans doute tombé dans l'escarcelle de promoteurs immobiliers, qui lorgnaient dessus avec des projets de lotissement ou de centre commercial. 

      

    Visite à faire plutôt au printemps, quand la floraison est à son plein épanouissement.

     

    Le parc de Saleccia a ouvert ses portes au public en 2005. La flore méditerranéenne y est mise à l'honneur : oliviers, bien sûr, (ils sont l'histoire du domaine), mais aussi cyprès, chêne vert, arbousier, laurier-rose, immortelles, cinéraire maritime, euphorbes... et puis toutes les plantes du maquis : romarin, myrte, ciste, thym, pistachier lentisque... 

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    La sécheresse estivale est déjà bien marquée. Même en arrivant à l'ouverture, à 9 H 30, il fait chaud, très chaud, et peu d'ombre...

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Ronde sous le chêne vert.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

     Plantes de la garrigue et du maquis taillées en massifs arrondis.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Il se plaît dans les terrains secs et pierreux : le romarin, emblématique de la flore méditerranéenne, et du maquis en particulier. Ses feuilles étroites limitent la perte hydrique pendant la saison chaude. 

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Les fruits de l'arbousier, encore verts en juin, arborent une belle couleur rouge-orangé à la fin de l'automne. Dégustés sur l'arbre à maturité, ils n'ont pas vraiment de goût mais sont appréciés préparés en confiture.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Arbrisseau méditerranéen au feuillage persistant sombre à forte odeur de résine, le pistachier lentisque supporte aussi bien le plein soleil que l'ombre. Mais le fruit de ce pistachier-là ne se consomme pas à l'apéritif, il fournit le mastic, aux propriétés antiseptiques. 

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Très présente sur le domaine, l'euphorbe dont les bractées roses à cette saison ponctuent les massifs de part et d'autre des allées.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Particulièrement résistante à la chaleur et à la sécheresse, l'euphorbe est un genre comptant plus de 2000 espèces différentes (ici, euphorbe rigide). Toutes les espèces sont toxiques. De leur tige coule un suc laiteux très urticant.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Entrée de l'espace Méditerranée, avec sa vaste pelouse centrale.  

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Jardin de rocaille, l'espace Méditerranée est paysagé d'allées sableuses menant à divers massifs... il faut bien le dire, peu fleuris à cette époque de l'année. Du coup, la moindre touche de couleur est prétexte à photo.  

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Comme ce laurier-rose, pimpant sous le ciel bleu.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Autre touche de couleur : le jaune de l'immortelle. 

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Plante herbacée buissonnante et particulièrement aromatique, au feuillage d'un joli vert-gris, l'immortelle corse se plaît dans la rocaille. Elle doit son nom à ses fleurs, qui sèchent sans vraiment faner.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    Mais bon, la saison estivale n'est pas idéale pour apprécier le parc de Saleccia où, comme on le voit sur les photos suivantes, les fleurs sont quand même rares. Il fait chaud de bonne heure, la végétation est en dormance pour la saison.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

      

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

      

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

    L'extrémité du parc est occupée par une oliveraie en escaliers, à l'emplacement même de l'oliveraie historique du domaine.                      L'olivier est cultivé en Corse depuis le VIe siècle avant J.C., principalement en Balagne. Si l'on en recensait en 1820 quelque 12 millions sur l'île, il n'en reste plus aujourd'hui qu'environ 200 000. En cause, les incendies successifs, et notamment celui de 1974 qui a presque totalement anéanti les immenses champs d'oliviers de Balagne.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

     

     Pour finir sur une note fraîche, ce petit bassin couvert de nénuphars.

    L'Île-Rousse, parc de Saleccia

      (Photos prises le 4 juin 2021)


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